La Garde côtière des États-Unis (USCG) a annoncé la reprise du suivi des navires de recherche chinois qui sont entrés dans la mer de Béring et ont traversé les eaux territoriales des États-Unis et les eaux internationales. L'année dernière, l'USCG avait également mené des opérations similaires en réponse à une augmentation soudaine de l'activité chinoise dans la région.
Cette semaine, le navire de recherche chinois Xue Long a traversé vers le nord dans la zone économique exclusive (ZEE) des États-Unis et au-dessus du plateau continental élargi des États-Unis dans la mer de Béring. Son point de destination déclaré était l'Arctique. L'USCG a également signalé l'observation d'un autre navire de recherche battant pavillon chinois, Xue Long 2, dans la mer de Béring, se dirigeant vers l'Arctique.
C'est le premier cas en 2026 où l'USCG observe des navires chinois dans cette région. Cela est survenu après un rapport en provenance de Chine annonçant le début de la deuxième année d'une grande expédition en Arctique impliquant quatre navires de recherche. Le ministère des Ressources naturelles de la Chine a déclaré que l'expédition actuelle serait la suite des recherches précédentes sur l'impact des changements climatiques mondiaux dans l'océan Arctique.
Bien que les navires étrangers aient le droit d'opérer dans la ZEE des États-Unis et au-dessus du plateau continental élargi conformément au droit international, la Garde côtière reste vigilante pour s'assurer que leurs activités respectent les normes internationales établies. En particulier, la conduite de recherches scientifiques maritimes dans la ZEE des États-Unis et/ou sur le plateau continental élargi nécessite une autorisation préalable des États-Unis et un échange ultérieur des informations collectées.
Cette semaine, la Garde côtière des États-Unis Cutter Munro a été envoyée pour surveiller les navires chinois. Selon le commandement de la Garde côtière, cette opération vise à protéger les droits souverains américains, à garantir le respect du droit international et à réagir rapidement à toute activité malveillante détectée.
L'administration Trump réagit à l'augmentation de l'activité en Arctique en commandant une nouvelle flotte de brise-glaces de patrouille arctique pour la Garde côtière. Le premier de ces navires est déjà en construction en Finlande, suivi de navires construits aux États-Unis en utilisant l'expertise de partenaires finlandais.
La société canadienne Davie, en collaboration avec le chantier naval d'Helsinki, a obtenu un contrat pour construire cinq navires et développe un chantier naval au Texas. D'autres contrats initiaux ont été signés avec Rauma Marine Constructions (pour deux coques qui seront construites en Finlande) et Bollinger (pour quatre coques qui seront construites selon le projet Rauma en Louisiane). On s'attend à ce que 11 bateaux de garde arctique commencent à être livrés en 2028, et le programme se poursuivra jusqu'en 2035.
La Garde côtière a déjà annoncé des plans pour stationner les trois premiers navires dans des ports d'attache en Alaska. Cela s'ajoute au port d'attache qu'elle développe à Juneau pour le brise-glace acquis, renommé USCG Storis.