Le Canada et la province de la Nouvelle-Écosse ont fait un pas important vers le développement de l'énergie éolienne en mer en désignant les entreprises qui ont réussi la qualification préliminaire pour participer aux enchères. Les responsables gouvernementaux ont souligné la forte présence d'acteurs internationaux, ce qui confirme les possibilités de devenir un centre mondial de l'énergie éolienne en mer.
L'Office canadien de l'énergie marine de la Nouvelle-Écosse (CNSOER), une agence conjointe indépendante créée par le gouvernement du Canada et celui de la Nouvelle-Écosse, a effectué la qualification préliminaire. Il a établi des critères pour la situation financière des participants, ainsi que des aspects techniques, juridiques et sociaux qui ont été pris en compte dans le processus d'évaluation.
« En attirant des entreprises ayant de l'expérience et des connaissances pour réaliser de grands projets énergétiques, nous créons une base pour une industrie éolienne en mer prospère chez nous », a déclaré le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston.
Parmi les cinq entreprises qui ont été annoncées comme ayant réussi la qualification préliminaire, on trouve des développeurs connus, y compris DEME de Belgique, Jan De Nul du Luxembourg et Ming Yang de Chine. Deux groupes ont également réussi la qualification, dont l'un comprend Hanwha Ocean, travaillant avec Q Energy France. Cependant, le régulateur a noté que les entreprises avaient également la possibilité de ne pas divulguer leur statut à ce stade du programme.
Le Canada prévoit d'ouvrir les enchères officielles pour les premières zones éoliennes en mer du pays plus tard cette année. Les candidatures seront examinées tant au niveau fédéral qu'au niveau provincial, avant que les gagnants de l'appel d'offres ne soient annoncés.
Les premières zones destinées aux enchères ont été annoncées en juillet 2025. Au total, quatre zones ont été annoncées, dont trois à l'est de la Nouvelle-Écosse et une au nord. Trois d'entre elles (Middle Bank, Sable Island Bank et Sydney Bight) seront situées à au moins 25 kilomètres de la côte et à une profondeur adaptée aux turbines fixes. La quatrième zone, French Bank, sera plus proche — à 20 kilomètres, avec des eaux considérablement plus profondes, ce qui pourrait nécessiter l'utilisation de turbines flottantes. La province envisage d'autres zones.
Le gouvernement a indiqué que le premier appel d'offres serait pour une modeste capacité de 2,5 GW, suivi de tours supplémentaires. L'objectif est de licencier 5 GW d'ici 2030.
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, plaide pour un concept audacieux pour l'industrie. Il vise à faire de la Nouvelle-Écosse un exportateur d'énergie. Alors qu'actuellement, le pic de consommation d'électricité en Nouvelle-Écosse est d'environ 2,4 GW, Houston prévoit que l'industrie pourrait croître jusqu'à une capacité de génération de 40 à 50 GW d'ici 2050, ce qui en ferait un exportateur d'énergie.
Il a été rapporté que le Massachusetts est l'un des marchés potentiels pour l'énergie éolienne canadienne. L'État recherche de nouvelles sources d'énergie renouvelable après que l'administration Trump a suspendu les efforts de la Nouvelle-Angleterre pour développer la capacité énergétique marine.