Selon un nouveau rapport du groupe consultatif Lloyds Register, les indicateurs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans le transport maritime restent aussi diversifiés que l'industrie elle-même. Pour la plupart des entreprises, il existe une opportunité de tirer parti des engagements en matière d'ESG, et le rapport présenté lors de l'exposition Posidonia souligne comment cela peut aider les entreprises à ouvrir de nouveaux horizons de croissance.
« La maturité ESG dans le secteur maritime détermine désormais l'accès au capital, le coût de ce capital, la qualification pour les appels d'offres auprès des grands affréteurs et le statut de conformité réglementaire. Ce n'est plus un aspect volontaire ou de réputation », souligne LR.
Pour évaluer les indicateurs à travers l'industrie, LR Advisory a développé une nouvelle méthodologie d'indice spécifique au secteur maritime, avec des questions reflétant les véritables enjeux de l'industrie. La liste des questions se concentre principalement sur les aspects environnementaux, où se concentrent les principales pressions réglementaires et le contrôle du marché, et comprend un examen de l'efficacité de l'utilisation du carburant et des mesures de transition vers des carburants propres. Vient ensuite la gouvernance, qui est la base du succès de l'ESG, suivie des aspects sociaux (droits des marins) et de la chaîne de valeur (par exemple, le choix du recyclage des navires).
Avec cette méthodologie, LR a analysé les données sur la maturité ESG de 48 entreprises et a découvert une large gamme : des performances élevées dans le transport de croisière et de conteneurs, ainsi qu'un niveau d'engagement plus variable dans d'autres secteurs, allant de 96/100 à 3/100.
Cette variation de 93 points reflète des besoins très différents selon les secteurs, déclare LR. Les entreprises de transport de conteneurs ont affiché la meilleure note moyenne (75), car elles sont les plus soumises à la pression des clients en matière d'ESG et sont devenues des pionnières dans les investissements dans des carburants alternatifs. Les opérateurs de navires vraquiers ont montré la plus faible note moyenne (49,5), ce qui est lié à « de faibles incitations commerciales en matière d'ESG » et à une propriété fragmentée dans le secteur.
Dans l'ensemble, les entreprises ont obtenu de meilleurs résultats dans les catégories de gouvernance et d'impact social. Les scores environnementaux moyens étaient légèrement inférieurs, car « les questions spécifiques au secteur maritime tirent la note moyenne vers le bas », a déterminé LR Advisory.
La société de conseil affirme que les résultats reflètent des tendances plus larges observées dans le « baromètre » de suivi de la transition énergétique de LR, qui décrit le niveau actuel de progrès dans la décarbonisation du secteur maritime comme « inégal, fragmenté et significativement inférieur à ce qui est nécessaire ».
« L'ESG n'est plus un exercice de conformité, c'est un levier critique pour optimiser la structure des coûts, améliorer l'efficacité des actifs et maintenir la compétitivité commerciale. Le cadre proposé par le PNUD pour des émissions nulles devrait accélérer cette transition grâce à une pression réglementaire supplémentaire, si elle est mise en œuvre », a noté LR.