Le Conseil australien pour le bien-être des gens de mer (ASWC) et l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) ont publié les résultats d’une enquête nationale sur le bien-être des gens de mer dans les ports. L’étude reflète les besoins, l’expérience et les difficultés des gens de mer faisant escale dans les ports australiens.
L’enquête a été menée du 1er octobre 2025 au 4 février 2026. Elle a recueilli la participation de 436 gens de mer issus de différents ports australiens. Les données recueillies seront utilisées dans le cadre des travaux futurs visant à améliorer l’accès aux services sociaux et à renforcer le soutien aux gens de mer pendant leur séjour dans le pays.
Les résultats ont montré qu’une base solide avait été mise en place en Australie pour fournir des services de soutien aux gens de mer. Toutefois, leur accès peut être limité par des facteurs opérationnels et de transport, ainsi que par les modalités d’accès aux zones portuaires. Les personnes interrogées ont classé l’accès à un Internet et à un Wi-Fi fiables comme le service prioritaire. La possibilité de descendre à terre et d’assurer une liaison sûre entre le navire et la terre ont également été très bien évaluées.
Les participants ont été invités à évaluer par ordre d’importance six services liés au bien-être des gens de mer.
- Internet et Wi-Fi ont reçu 179 évaluations en tant que service le plus important et sont devenus la principale priorité des répondants.
- La permission de descendre à terre a reçu 168 évaluations en tant que deuxième service le plus important, ainsi qu’une note globale positive élevée.
Les résultats soulignent l’importance des communications pour les gens de mer, qui passent de longues périodes loin de leur famille et de leur environnement social habituel. Le soutien psychologique figurait également parmi les principaux services évalués.
Un thème similaire a été régulièrement soulevé dans l’enquête SEAFiT 2025. Dans le cadre d’une question relative aux communications, le taux de satisfaction s’est élevé à 90 %, mais les gens de mer ont continué à souligner la nécessité d’un accès plus large à Internet et d’une augmentation des limites de données mobiles à bord. Dans les réponses libres, Internet était décrit comme indispensable pour rester en contact avec la famille, obtenir des informations et réduire le niveau de stress.
Malgré l’importance de la possibilité de descendre à terre, une part importante des personnes interrogées a indiqué ne pas avoir pu quitter le navire pendant les escales.
Sur les 202 répondants ayant fourni des informations à ce sujet, 55 ont déclaré ne pas avoir pu descendre à terre.
Parmi les facteurs limitant la possibilité de descendre à terre, les gens de mer ont cité les opérations de chargement et de déchargement rapides, les courtes escales au port, les inspections et l’exercice de leurs fonctions à bord. Le problème s’est révélé particulièrement pertinent pour les membres d’équipage supérieurs, dont les responsabilités peuvent rendre difficile le fait de quitter le navire.
Les problèmes de transport et les restrictions d’accès aux zones portuaires ont constitué des obstacles supplémentaires. Les gens de mer ont indiqué :